Académie de Géopolitique de Paris
ISSN 1963-0867X

Est déclarée auprès du rectorat de Paris, Établissement privé d’enseignement supérieur, régi par
la loi (Art. L.731-2, L.731-3 et L.731-4 du code de l’Éducation), et conformément à l’article L 613-1,
elle est habilitée à décerner les diplômes d’enseignement suivants : le Diplôme de 3ème cycle en
Études Géopolitiques et Géostratégiques ainsi que le Diplôme académique supérieur en Études
Géopolitiques et Géostratégiques (Ph.D). Pour plus d’informations, veuillez consulter
www.strategicsinternational.fr 

Ecole Supérieure de Géopolitique de Paris

Institut International d’Etudes Stratégiques
Etablissement Privé d'Enseignement Supérieur
88, Rue des Entrepreneurs, 75015 Paris
Tél. : 01.48.20.14.89 - Fax : 01.48.20.82.63
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strategique@orange.fr

Date de publication 
Mai  2009

Le Conseil d’Administration:

Ali Rastbeen : Président

Recteur Gérard-François Dumont : Vice-Président

Christophe Réveillard : Secrétaire Général

André Pertuzio : Administrateur, Trésorier 

Géostratégiques

CONSEIL SCIENTIFIQUE :

Jean-Paul BLED
Université Paris IV Sorbonne

Jean-Paul CHARNAY
Directeur de Recherches au CNRS et président à la Sorbon
ne
Centre de la philosophie de la stratégie

Thierry COVILLE
chercheur associé au CNRS, Département Monde Iranien

Recteur Jean-Pierre DOUMENGE
CNRS – Université de Montpellier


François-Georges DREYFUS
université de Paris iV sorbonne

Recteur Gérard-François DUMONT
Université Paris-IV Sorbonne

Hall GARDNER
Université américaine de Paris

Fereydoun A. KHAVAND
Université Paris-V

Yves LACOSTE
Université Paris VIII

le Général (cr) Henri PARIS,
Président de DÉMOCRATIES

COMITÉ DE RÉDACTION :

Christophe RÉVEILLARD
Université Paris IV Sorbonne - Collège interarmées de Défense

Roger TEBIB
Centre d’études de Défense et de Sécurité civile

Mohamed TROUDI
Chercheur à l’Université Paris XII – Val de Marne


CARTOGRAPHIE


Philippe TORRES
Professeur de relations internationales 

CORRESPONDANTS ETRANGERS

Khaled BATARFI
Journaliste –Ecrivain
Djedda –Arabie Saoudite

Abdelhamid BESSAA
Enseignant – Chercheur en Relations Internationales
Institut des Sciences Politiques et des Relations Internationales
Université d’Alger – Algérie

Pieter FOURIE
Enseignant –Chercheur en Etudes Politiques et de Gouvernance
Université de Johannesburg - Johannesburg - Afrique du Sud

Houshang Hassan-Yari
Professeur et Directeur du département
des Sciences Politique et Economique
Collège Royal du Canada - Ontario - Canada

Rasheed KHALID
Professeur de Relations Internationales et d’Etudes Stratégiques
Université Quaid-i-Azam - Islamabad - Pakistan

Ahmed Naghibzadeh
Professeur de Sciences Politiques
Université de Téhéran - Téhéran -Iran

Nathalie OUVAROFF
Journaliste- Reporter
Moscou - Russie

Oliver SCHULZ
Chercheur en Histoire contemporaine
Université de Heinrich Heine - Düsseldorf -Allemagne

DIRECTEUR TECHNIQUE :

M. FERDOSI

RELATION PUBLIQUE : 
Yacine Hichem TEKFA


DIRECTEUR DE PUBLICATION :
Ali RASTBEEN

 

Diplôme de 3ème cycle en Études
Géostratégiques et Géopolitiques

Diplôme de 3ème cycle en Études Géostratégiques
et Géopolitiques, composé par 6 spécialités :

1 - Géostratégie et géopolitique
2 - Géoéconomie
3 - Géodiplomatie
4 - Géosécurité
5 - Géodémographie
6 - Géoénergie

Le Diplôme se prépare en 1 an : Un premier semestre théorique et un second spécialisé.
• Ouvert aux étudiants titulaires d’une licence ou d’un Master en sciences sociales et humaines
• Ouvert aux professionnels qui veulent acquérir un diplôme en Relations Internationales et Stratégiques par la validation des acquis de leur expérience.

Diplôme d’Études Supérieures Académiques
de Géostratégie et Géopolitique (Ph.D)

Ce diplôme se prépare au sein du Département de recherche « Systèmes et Doctrines Stratégiques Contemporains ».
Le diplôme d’Études Supérieures Académiques de Géostratégie et Géopolitique (Ph.D) est à la fois scientifique et professionnel. Il fournit les bases méthodologiques et théoriques nécessaires pour planifier et entreprendre une démarche de recherche avancée.
Il donne les bases conceptuelles et l’encadrement pratique en matière de Relations Internationales.

Le diplôme se prépare en trois ans. Il est ouvert aux étudiants titulaires du diplôme de 3ème cycle en Études Géostratégiques ou d’un diplôme équivalent.

• Dépôt du dossier d’inscription jusqu’à fin juin 2009 • Début des cours en septembre 2009

pour plus d'informations veuillez consulter  www.strategicsinternational.fr 


Géostratégiques N° 23

Prix : 20 Euros 

Les enjeux géostratégiques entre les États-Unis et l’Iran 

Les perspectives géopolitiques de la nouvelle administration américaine et les affrontements régionaux de l’Iran

Le nouveau président des Etats-Unis, lors de son installation à la Maison Blanche, a annoncé un programme qui devrait mettre un terme à la période de toute puissance des néo-conservateurs aux Etats-Unis et dans le monde. Comme cela était prévisible, le président Barack Obama est entré dans le bureau ovale porteur
d’un message marqué par la réconciliation et la paix. Ce dernier, cependant, porte les traces de certaines restrictions tout à fait compréhensibles. Il a même remercié George Bush pour sa coopération durant les derniers mois de son mandat, tout en faisant fi de son dernier complot belliqueux au Proche-Orient, à savoir
la tragique campagne militaire menée récemment par Israël. Cette volonté de réconciliation renferme peut-être un des secrets des victoires sociales et politiques du nouveau et jeune président américain, un signe de la volonté de l’Occident de se démarquer de la politique néocoloniale1. Néanmoins, il faut souligner que le
monde actuel a connu de tels changements que la géopolitique mondiale se doit de prendre en compte ces modifications. Le club des grandes puissances mondiales a déjà démontré son incapacité à trouver des solutions aux difficultés cruciales du monde contemporain. L’ouverture de ce club à des puissances émergentes ne permettra pas pour autant de sortir de ces impasses.

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Ali RASTBEEN

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Geostrategiques
Janvier 2009 - N° 22

le géostrategie des crises au  "Grand Moyen Orient" 

Geostrategiques
November 2008 - N° 21
Quelle Union pour la Méditerranée?

Geostrategiques
Juillet 2008 - N° 20

Les Crises en Europe

Geostrategiques
Avril 2008 - N° 19
L'avenir géostratégique de la puissance indienne

Geostrategiques
Dectembre 2007 - N° 18
La crise iranienne : 
mythe ou réalité?

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Septembre 2007 - N° 17
La Chine

Geostrategiques
Avril 2007 - N° 16
Les O.N.G.

Geostrategiques
Janvier 2007 - N° 15
L'Europe et les crises au Moyen-Orient

Geostrategiques
15 novembre 2006 - N°14

Quels avenirs pour l'ONU?

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Juillet 2006 - N°13
La Géosociologie de L'Asie occidentale

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Avril 2006 - N°12

Asie centrale du sud

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Février 2006 - N°11

Amérique Latine

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Février 2006 - N° 10

IRAN

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Octobre 2005 - N° 9

MOYEN-ORIENT

Geostrategiques 
Juillet 2005 - N°8

la Politique des Etats de l’Europe et de la Russie au Moyen-Orient

Geostrategiques 
Avril 2005 - N°7

IRAK


DROIT INTERNATIONAL ET RÉALISME POLITIQUE DANS LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE AMÉRICAINE

« Ce traité est un document unique. J’ose dire que c’est le document le plus remarquable de l’histoire humaine, car il relate le renversement complet des systèmes de gouvernement qui se sont succédé jusqu’ici... ». C’est évidemment le traité de Versailles qu’évoque le président Wilson, le 24 septembre 1919 à Cheyenne
– dans un discours qui constitue le sommet de son combat passionné pour la transformation du milieu international. Dans sa psychanalyse rétrospective de l’homme d’Etat américain, Freud commente ironiquement : « C’est le traité que Dieu avait donné à l’humanité par l’intermédiaire de son fils Wilson ». Mais cet idéalisme exalté, ce souci quasi messianique de la pureté du message des Etats-Unis, sont-ils le fait exclusif du président Wilson ? N’expriment-ils pas une tendance plus générale du comportement collectif américain ? Son passé impose à l’Amérique une séparation morale du reste du monde – et d’abord de cette Europe-piège jadis désertée par les fondateurs de la nation. De l’isolement, les Etats-Unis ont accédé à la direction du monde : la réprobation et la méfiance auxquels Washington conviait ses compatriotes ont survécu, même si elles se sont nuancées de compassion. L’Europe, ce monde machiavélien, foyer des politiques de puissance et des calculs de l’équilibre, ne pouvait qu’exaspérer une société débordante de foi dans le progrès et l’harmonie finale à atteindre, une société nourrie de libéralisme lockien, et qui voudrait projeter à l’extérieur les recettes de l’histoire américaine – structure politique fédérale et vaste marché commercial.

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  Charles ZORGBIBE


De la Perse de Cyrus à l’Iran des Ayatollahs : Constantes et ruptures géopolitiques

Au moment même où l’Iran des Ayatollahs célèbre le trentenaire de la fondation de la République islamique et nargue le nouveau président des Etats-Unis en lançant un satellite, tout en montrant qu’il persévère dans sa volonté de rester seul maître de sa politique nucléaire, il est intéressant de prendre en compte que ce pays offre des caractéristiques géopolitiques assez contradictoires. Elles relèvent, en effet, tout à la fois de constantes déjà en place dans la Perse de Cyrus et de ruptures et bouleversements survenus tant au XIXe siècle, qu’après la prise du pouvoir par les religieux, en 1979.

Un carrefour géographique et culturel

Avec 1,648 million de km2 (trois fois la France) et quelque 70 millions d’habitants, l’Iran se situe aujourd’hui quantitativement parmi les vingt premiers pays du monde, alors que sa puissance économique et son indice de développement humain le placent malheureusement à des rangs mondiaux beaucoup moins flatteurs. L’Iran est par ailleurs un des pays du monde qui a le plus grand nombre de voisins tout au long de ses 5440 km2 de frontières terrestres et 2440 km2 de côtes. Sur les sept Etats qui sont ses voisins, quatre sont enclavés, à savoir l’Afghanistan et les trois anciennes républiques soviétiques que sont l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan. Quant au Kazakhstan, il a une frontière commune avec l’Iran en mer Caspienne.

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Jacques BARRAT


La diversification du peuplement et la géopolitique interne des États-Unis

Les États-Unis sont, pour l’essentiel, une nation d’immigrants dont le peuplement est donc l’héritage de nombreuses vagues migratoires d’origines variées1. Au fil des décennies, la migration issue d’Europe occidentale et des îles Britanniques, longtemps prépondérante, laissa davantage de place à la migration italienne. Dans les années 1990, deux immigrations, celle des Hispaniques et des Asiatiques, sont nettement montées en puissance. Ces évolutions du système migratoire des États-Unis ont entraîné une diversification croissante de leur population, phénomène qu’il convient d’examiner. Puis nous étudierons les changements futurs tels qu’ils résultent des projections, ainsi que leurs causes possibles : elles annoncent une immigration continuelle des Hispaniques qui se présente, par sa rapidité et sa persistance, comme un phénomène inédit dans l’histoire des États-Unis. Il sera alors possible de réfléchir aux questions de géopolitique interne soulevées par des dynamiques qui transforment la composition démographique des États-Unis.

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le Recteur Gérard-François Dumont


Relations irano-américaines : qui décide en Iran ?

Le processus décisionnel en matière de politique étrangère en Iran est une entreprise complexe. Le tout se complique davantage lorsqu’il est question des rapports avec les Etats-Unis. Les trente dernières années ont complètement bouleversé la nature des relations bilatérales : les deux partenaires stratégiques des années 1970
se voient transformés en ennemis jurés.
Washington qui avait initié la rupture des relations à la suite de la crise des otages, a développé à l’endroit de Téhéran une politique hostile axée sur quatre
points reprochant à l’Iran :
1. la recherche des armes de destruction massive ;
2. son appui au terrorisme international ;
3. le sabotage du processus de paix israélo-arabe ; et
4. le non-respect des droits de l’homme.


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Houchang HASSAN-YARI


Ali G. Dizboni


La question du nucléaire iranien

L’histoire du nucléaire iranien est longue, compliquée, escarpée et mal comprise. Certains même disent qu’elle est marquée par l’ambiguïté. Dans ce qui suit, nous essayerons d’apporter des éléments d’information, non seulement pour clarifier l’histoire, mais aussi pour situer le contexte dans lequel les activités nucléaires iraniennes continuent à se déployer.

I - Un bref aperçu historique

Remarquons d’abord que l’on peut reconnaître plusieurs périodes distinctes et foncièrement dissemblables de l’histoire du nucléaire iranien, à savoir :
- le début des activités d’enseignement et de recherche (dans les années ’60) ;
- le lancement d’un vaste plan de maîtrise de technologie et de construction de centrales nucléaires (1974) ;
- l’arrêt presque complet des activités à la suite de la Révolution de 1979,
- la reprise des activités au début des années ’90 ;
- la révélation des activités nucléaires iraniennes en 2002 et les réactions hostiles des grandes puissances, particulièrement en Occident.

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Akbar ETEMAD

 


La puissance américaine: déclin ou ajustement ? Assisterait-on à un déclin des États-Unis d’Amérique ?

Tout déclin doit être envisagé dans une durée, ou à tout le moins en référence à un certain moment du passé, récent ou lointain. Il doit aussi être mesuré en fonction de critères clairement définis et évalué par rapport à d’autres nations du monde. C’est dans ce cadre que l’on interrogera cette hypothèse.

À quel moment de leur histoire pourrait-on considérer que les États-Unis sont entrés dans une phase de déclin ? Depuis la fondation de la république au 18ème siècle, et en dépit de revers conjoncturels et de cycles de récession, les États-Unis ont connu un accroissement impressionnant de leur richesse et leur puissance dans
la longue durée. Mais dans les médias actuels, le déclin des États-Unis est perçu à travers le prisme de l’expérience vécue. Il existe incontestablement un sentiment et une perception de déclin américain, mais il faut s’interroger sur la pertinence de ces impressions. Pourquoi pensons-nous vivre une période d’affaiblissement de la puissance américaine ?

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Steven Ekovich



Comprendre le processus de Prise de décision nucléaire de l’Iran : des leçons pour l’Administration Obama

Le programme nucléaire de Téhéran est devenu l’une des sources les plus significatives de friction entre la République islamique d’Iran, et l’Occident, surtout les Etats-Unis, au vingt-et-unième siècle. Le Président Barack Obama, pas comme son prédécesseur, a offert de négocier avec l’Iran sans conditions préalables au sujet de l’ambition nucléaire de celui-ci. Le succès, ou même un progrès minimal, à cet égard requiert une compréhension de la dynamique interne de la politique de prise de décision nucléaire de l’Iran. Ce rapport tente d’illuminer davantage la polémique concernant le calcul nucléaire de l’Iran.

Les perspectives nationales iraniennes en matière de politique nucléaire sont formées par une multiplicité d’enjeux régionaux et globaux. Depuis l’année 2002, lorsque le sujet nucléaire de l’Iran a été soulevé dans l’Occident en tant que menace croissante à la stabilité régionale et au régime de non-prolifération, la direction
prise par la République Islamique a couvert l’affaire en termes d’une part de ses droits absolus au terme du Traité de non-prolifération (TNP), d’autre part du droit de l’Iran d’engager des recherches et viser le développement dans toutes les étapes de l’énergie nucléaire pacifique.


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Nader Entessar


Les options de Obama après le fiasco de l’administration Bush

En sa qualité de premier président noir de l’Amérique, l’élection de Obama représente une victoire pour des décennies de lutte pour les droits civils, et à ce titre seul envoie généralement un message positif au monde. Du côté interne, le président Obama espère soigner les divisions raciales et sociales qui ont divisé l’Amérique, en cherchant en même temps à « refaire » l’Amérique pendant cette ère de crise économique et politique globale. C’est à partir de cette optique que le tout premier geste de Obama a été de proclamer le 20 janvier 2009 «Jour National de Renouveau et de la Réconciliation ». Il a fait appel à tous les Américains « de servir les uns et les autres pour le résultat commun de refaire cette Nation pour notre nouveau siècle. » Encore plus concrètement, la toute première loi que
le Président Obama a légalisé vise à soutenir le principe du salaire équitable au travail – sans discrimination de sexe ni de race.1

Dans la perspective de la politique étrangère, l’une des premières priorités de la nouvelle administration Obama est de « refaire » la société américaine dans l’espoir que les États-Unis enverront au monde un message plus positif, ainsi reconstruisant le moral américain.

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Hall GARDNER


Les trente années perdues de la diplomatie irano-américaine
 

Les Américains n’ont jamais connu l’Iran que sous l’angle d’un marché et d’une tête de pont stratégique. Par contre, ils sont arrivés à séduire les Iraniens par leur culture et leur civilisation. À partir de là, est né un sentiment d’humiliation et d’ingérence d’un dominant international.

La Révolution islamique a bien exploité cette situation et a mis en oeuvre une vraie politique d’indépendance idéale de l’Iran. D’où cet anti-américanisme actuel.

Les Américains n’ont pas su décoder les slogans révolutionnaires. Donc le pouvoir politique révolutionnaire s’est fait une place dans le camp des anti-américanistes traditionnels (Russie et Chine), tout en accompagnant les écoles fondamentalistes proche-orientales.

Dans ce processus, l’Iran n’a jamais renoncé à s’industrialiser, au prix d’un isolement partiel. L’essence de la politique étrangère des Occidentaux est basée sur la conquête d’un marché et sur une stratégie militaire.

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Kazem VADIEI


Quel sera l’impact économique d’un rapprochement entre l’Iran et les Etats-Unis ?

L’annonce par le nouveau président américain de sa volonté de mettre en place une nouvelle politique iranienne impliquant des discussions directes avec l’Iran est évidemment un élément qui a un impact très important sur l’environnement mondial en matière stratégique et politique. Cependant, ce rapprochement pourrait également avoir d’importantes conséquences sur l’environnement économique, et notamment sur celui de l’Iran. Cependant, il existe encore de nombreuses incertitudes quant à la teneur de cette nouvelle politique iranienne des Etats-Unis. Par ailleurs, il est également illusoire de considérer que ce rapprochement résoudra par lui seul l’ensemble des problèmes structurels de l’économie iranienne.

Les relations économiques entre l’Iran et les Etats-Unis ont été évidemment marquées par les sanctions américaines depuis la révolution iranienne de 1979.

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Thierry Coville


Les États-Unis et leur armée de type entreprise

Quand on parle d’une « mondialisation armée » dirigée par les États- Unis on oublie que, depuis ses origines, le peuple américain a mené une politique de solidarité internationale. 

Les actions de secours d’urgence et d’assistance aux populations vulnérables, en détresse, sinistrées, victimes de catastrophes naturelles ou de conflits armés ont connu dans ce pays une croissance quasi-exponentielle.

Il est bien évident pourtant que – si les États-Unis, comme toutes les grandes puissances, sont toujours intervenus dans les conflits – la situation a beaucoup changé après la fin de la guerre froide avec le développement militaro-industriel de celui que l’on a appelé « le gendarme du monde ».

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Roger TEBIB


Les géostratégies occidentales, et le problème iranien

Il est nécessaire de porter un regard neuf sur les stratégies mises en oeuvre par l’Occident en général et par la France en particulier face au problème iranien. Le problème est extrêmement complexe, les responsabilités des dirigeants immenses et le devoir de prudence prévaut dans tout jugement hâtif. La diplomatie est actuellement la seule voie employée par les Etats-Unis et la France, et il faut s’en réjouir.

Seule l’histoire jugera et pourra se permettre de critiquer. Actuellement rien n’est certain. Pourtant l’arrivée du Président Barack Obama à la Maison-Blanche laisse augurer une nouvelle ère des relations internationales. Elle pourrait donner un grand succès à la nouvelle équipe américaine en prenant une autre direction
stratégique, car celle que nous connaissons aujourd’hui ne peut que conduire à l’affrontement armé.


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Jean-François Cuignet


Du Moyen-Orient au Sous-continent indien, les limites de la politique étrangère américaine

La tactique américaine : des succès de courte durée aboutissant à des catastrophes stratégiques La situation pakistanaise et plus globalement moyen-orientale, illustre bien les contradictions les plus flagrantes et l’échec de la politique étrangère américaine dans le monde musulman. Après la révolution iranienne de 1979, certains responsables politiques américains ont été séduits par l’idée que les forces islamiques pouvaient être utilisées contre l’Union soviétique. Selon cette théorie, élaborée par M. Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale du président James Carter, il existait un « arc de crise », qui s’étendait du Maroc au Pakistan, et, dans cette zone, on pouvait mobiliser «l’étendard de l’islam » pour contenir l’influence
soviétique.

Déjà ces forces islamiques conservatrices avaient servi dans les années 1960 et 1970 de moyen de marginalisation et de mise en échec des partis de gauche et nationalistes laïques dans la région, et notamment en Iran en 1953. Le fondamentalisme iranien était conçu comme un catalyseur d’une insurrection musulmane dans le « ventre mou » de l’Union soviétique avec pour objectif de déstabiliser les Etats satellites qui constituaient le fer de lance de la puissance soviétique, alors en concurrence avec le modèle américain et plus largement occidental.


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M-F. TROUDI


Quelle place pour quel rêve américain au Troisième millenaire ?

Huit ans après le début du troisième millénaire, les Etats-Unis ont donc leur premier président métis. L’obamania planétaire y a vu le triomphe du « rêve » de Martin Luther King1, voire du « rêve américain ». Mais quelle place pour les rêves dans les relations internationales au vingt-et-unième siècle ? Aucune, répond Robert Kagan. Son dernier livre parle d’un nouveau siècle marqué par la fin des rêves, et le retour vers l’histoire.2 Ce réaliste néoconservateur le dit sans triomphalisme mais avec un soupçon d’idéalisme déçu : « Les années qui suivirent la fin de la guerre froide offrirent un aperçu alléchant d’une sorte de nouvel ordre international : les conflits idéologiques s’évanouiraient et la liberté de communiquer et de commercer allait mélanger les cultures. Cet espoir en un monde libéral et démocratique (...) affranchi de tout conflit idéologique et stratégique était un mirage. »

Qui donc y croyait ? Kagan vise peut-être « La fin de l’histoire » où Francis Fukuyama prédisait en 1992 un triomphe du rêve américain et un « point final de l’évolution idéologique de l’humanité avec l’universalisation de la démocratie libérale occidentale comme forme finale de gouvernement. » 3 On songe aussi au président George H. Bush et à sa foi en « un monde transformé » 5 au début des années 1990. Pour Kagan, le troisième millénaire qui commence ne va pas vers un monde transformé, mais vers un monde qui est « redevenu normal ». Par retour à l’histoire, Kagan entend un retour aux histoires classiques de conflits et de rivalités entre les nations. Pour être plus précis, il voit le début du nouveau siècle comme un retour … aux pratiques du 19e siècle.


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Laurent La douce


L’internationalisation de la crise cubaine : la conséquence d’un décalage normatif entre Américains et Européens

La fin de la Guerre froide n’est pas à l’origine de la floraison des conflits politiques et des crises humanitaires qui lui sont liées. L’exemple cubain est là pour nous rappeler la pertinence de la « théorie de la continuité » qui refuse d’admettre l’idée d’irréversibilité entre les phénomènes internationaux1. En effet, la crise politique
qui oppose Washington à La Havane remonte à la Guerre froide. En 1962, les Etats-Unis imposent à Cuba un embargo qui se justifie par leur lutte contre le communisme. Trois décennies plus tard, la chute de l’URSS met fin à la Guerre froide et à l’affrontement entre les deux Grands.

Pourtant, si le communisme cubain ne représente plus un réel danger pour les Etats-Unis, ces derniers maintiennent leur politique d’embargo en transposant à la lutte contre le communisme celle pour la démocratie et les Droits de l’Homme. Ils motivent le maintien de l’embargo au nom du concept de « sécurité humaine » et le présentent, officiellement, comme un moyen coercitif devant contraindre le régime cubain, à amorcer une transition politique vers la démocratie et le respect des Droits de l’Homme, en ce sens, où fidèlement à une application de la « théorie de la paix démocratique », les démocraties garantissent, mieux que tout autre régime, la sécurité des individus.


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Delphine LOUPSANS


 

 



 

PARUTION / PUBLICATION

THE THREE IRANIAN ISLANDS OF THE PERSIAN GULF
Based on documents and historical evidences

Focusing on the historical documents on the Persian Gulf, the Three Iranian Islands in the Persian Gulf argue that question of these three Islands must be analysed on a historical perspective. From 1907, Iran’s Central Government insisted on its sovereignty over the three Islands. When Britain announced its withdrawal from the east of Suez and the Persian Gulf region in 1971, thereby terminating its agreements and connections with the sheikhdoms of the Persian Gulf, Iran seized the opportunity to initiate talks with Britain to regain sovereignty of the three Islands after 80 years. The Persian Gulf Arab states still tend to cling to the indefensible quarrel over the three Iranian islands by inclining towards foreign powers even as far as inviting them into the region. However, they express their fear of Persian domination. As a historical fact, Iran never attempted to invade or attack any of its neighbours over the past three hundred years. Through an exploration of the dynamics of negotiation and Nation-state bulding in the Persian Gulf, this illuminating book sets out to uncover the true significance of the historical issues at stake.

A book of 283 pages with 112 maps (historical cartography) Published by: INSTITUT INTERNATIONAL D’ETUDES STRATEGIQUES WITH THE COLLABORATION OF THE PERSIAN GULF STUDIES INSTITUTE ( P.G.S.I.)

Prix : 30 Euros