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Géostratégiques
CONSEIL
SCIENTIFIQUE :
Jean-Paul BLED
Université Paris IV Sorbonne
Jean-Paul CHARNAY
Directeur de Recherches au CNRS et président à
la Sorbonne
Centre de la philosophie de la stratégie
Thierry COVILLE
chercheur associé au CNRS, Département Monde Iranien
Recteur Jean-Pierre DOUMENGE
CNRS – Université de Montpellier
Recteur Gérard-François DUMONT
Université Paris-IV Sorbonne
Hall GARDNER
Université américaine de Paris
Fereydoun A. KHAVAND
Université Paris-V
Yves LACOSTE
Université Paris VIII
le Général (cr) Henri PARIS,
Président de DÉMOCRATIES
COMITÉ
DE RÉDACTION :
Christophe RÉVEILLARD
Université Paris IV Sorbonne - Collège interarmées
de Défense
Roger TEBIB
Centre d’études de Défense et de Sécurité civile
Mohamed TROUDI
Chercheur à l’Université Paris XII – Val de Marne
DIRECTEUR
TECHNIQUE :
M. FERDOSI
RELATION
PUBLIQUE :
Yacine Hichem TEKFA
DIRECTEUR DE PUBLICATION :
Ali RASTBEEN
ABONNEMENT
Geostrategiques
Avril 2005 - N°7
IRAK
La
diplomatie bonapartiste de Bush et l’avenir du monde
Histoire
et géopolitique des territoires irakiens,
PROSPECTIVE
DE LA PRESENCE MILITAIRE AMERICAINE EN IRAK
Irak
: Les différentes échelles de l’analyse stratégique
Embrouille
et prévoyance en Irak
La
crise de la protection civile en Irak
L’économie
irakienne : une libéralisation économique « imposée » ?
L’Irak
à la croisée des chemins
EAU
ET POUVOIR :
LA RELATION STRATEGIQUE IRAK/TURQUIE
L’Irak
Violence, absence de l’Etat et élections
L’AVENIR
DES KURDES IRAKIENS
LA
NOUVELLE DYNAMIQUE POLITIQUE ET RELIGIEUSE EN IRAK
La dynamique de la renaissance Chiite en Irak
La mosaïque des chrétiens d’Irak
Irak : Laboratoire de la nouvelle démocratie moyen-orientale
L’ingénieri démocratique appliquée à l’Irak de l’avant et de l’après-guerre
LES ROIS SEOUDIENS
Vision épique d'après et après
Geostrategiques
Janvier 2005 - N°6
Editorial
Vers
l' Etat Unique Mondial
!
Le
Moyen-Orient, espace
géographique et géopolitique
Destructurations
au Moyen-Orient
La
guerre du pétrole
Des
économies du Moyen-Orient marquées
par la malédiction de la rente pétrolièr1
Perspectives
pétrolièrs et l’Orient
Le
Grand Moyen-Orient et les défis socio-culturels
Beaucoup de questions et pas de réponses
La
pensée politique musulmane contemporaine
Quel
avenir pour l’Egypte ?
Impacts
de la guerre en Irak
Cinqua
quante ans de guerre et de méfiance entre Israël et ses voisins
arabes
L’ingéniérie
démocratique et son application
au processus de paix Israélo- Palestinien
Les
Etats-Unis, le Inde et Pakistan, des enjeux géostratégques
L’instabilité
actuelle et le maintien de la paix dans le Caucase
Geostrategiques
Juin 2001 - N° 5
LA
CIA ET LE MONDE EN 2015
De
la guerre économique à la guerre de l'information
Défense
antimissile : la question des intentions
L'ENERGIE
NUCLEAIRE : UN ENJEU MONDIAL ET UN DEBAT IRRATIONNEL
Pétrole et Politique Internationale
LE
PETROLE DEFINIT LA LUTTE POUR LE POUVOIR EN IRAN
Le
rôle de l' Italie dans le secteur de l' énergie iranienne
Géostratégie
et autre concepts stratégiques....une opposition ?
STRATEGIE
: LA RUPTURE
L'ethnisme
: émergence et parcours d'un concept idéolologique
REPENTANCE
D'AUJOURD'HUI, REPENTANCE DE DEMAIN
LE
PROBLÈME BERBÈRE ET LA PROTECTION
D'UNE CULTURE FONCIÈREMENT MÉDITERRANÉENNE
ISRAEL
RISQUE-T-IL DE DISPARAITRE ?
REFLEXION GEOSTRATEGIQUE SUR LA NOUVELLE INTIFADA
Turquie : la crise annoncée
" Globalisation du conflit tchétchène "
Geostrategiques
Avril 2001 - N° 4
"
Europe, Amérique, Occident ".
Les
Etats-Unis: de la défense du liberalisme au nécéssaire liberalisme de
la défense
"La
Chine : de la révolution mondiale aux intérêts pan-nationaux"
" Les
Balkans : laboratoire stratégique du 21 ème siècle. "
*
Evolution
géopolitique et stratégique du Pacifique insulaire et de l'Australasie
à l'orée du XXIe siècle
"L'Europe
renonce, l'Asie s'impose."
Pour un
corps européen de sécurité civile(C.E.S.C.)
Une contribution de la France
QU'EST-CE
QU'UNE CRISE ?
GUERRE ET PAIX ,Un regard sur le XXIème siècle
Requiem allemand sur l'Europe
" La
Macédoine face à l'irrédentisme albanais :
un conflit identitaire sur la route de l'Otan et de la mafia albanaise "
"Du
territoire au peuple."
RECOMPOSITION GEOSTRATEGIQUE AU MOYEN-ORIENT
L'économie
tunisienne : de bonnes performances mais le plus dur reste à faire
- MAROC -
ENTRE CONTINUITE & CHANGEMENT
Geostrategiques
Mars 2001 - N° 3
La
Défense Européenne: L'autre modèle pour l'Union Européenne
L'Europe
et La Défense: Mistifications et Réalités
La Géopolitique
Méditerranéenne, hier et domain
LES FUTURE
RELATION BILATERALES ENTRE ITALIE ET ETATS-UNIS
COMMERCE
INTERNATIONAL: Le Régionalisme menace t-il l'Universalisme?
La
France face à la subversion Islamiste en Algérie, un retour de
l'histoire
Vers une
nouvelle guerre froide Chine-USA
Russie-Chine
: du partenariat stratégique vers la réémergence d'un
"espace-monde"
Les
relations récentes entre La Russie et L'Inde
SYRIE. UN
POLE DE STABILITE ?
De la
stratégie à la géopolitique, quelques élements d'une approche
pluridiciplinaire
MONDIALISATION
: UNE CONTROVERSE SEULEMENT CONCEPTUELLE ?
Géostratégiques
FEVRIER 2001 - N° 2
Globalisation, Internationalisation, Mondialisation: Des concepts à
clarifier
Une Géostratégie
pour la Paix mondial
L'Etats-Unis
et L'Allemagne: Une Longue Relation Profonde et Parfois Turbulante
La
politique française face aux défis africains
L'Allemagne
et sa stratégie européenne de défense
Les
Relations Union Européenne-Russie, de la guerre Froide à la guerre du
Kosovo: approche géopolitique et stratégique
Le
Monde Arabe : Constat d'échec et mise sous tutelle?
La
question irakienne : Les limits de la spécifité française
IRAK versus America. Stratégie ou Grande Manouvres?
La
Tchetchenie : Ver Une Partition ?
Geostrategiques
Juillet 2005 - N°8
Le rôle déterminant de l’Europe à cette période historique
LA DIAGONALE TRAGIQUE DE L’EUROPE
UNITÉ EUROPÉENNE,UNITÉ DU MOYEN-ORIENT Du paradigme nationaliste au paradigme du développement
La
politique de l’Union européenne au Moyen-Orient
Partenariat Euro-Meditérranéen ou Partenariat Euro-Arabe ?
LE PARTENARIAT EURO-MEDITERRANEEN Dix ans après, quel bilan politque ?
Europe et Moyen Orient - Relations et perspectives pétrolières
L’Orient et la politique internationale de la France
LA VISION BRITANNIQUE DE L’AVENIR DE L’IRAN
La Russie, le Moyen-Orient et la constitution de nouveaux blocs
Le retour de la Russie au Moyen-Orient ?
Le Triangle nucléaire Europe - Iran - Etats-Unis
Les Échanges économiques entre l’Italie et l’Iran
La coopération dans le secteur automobile
Quel rôle pour l’Europe dans le règlement du conflit israélo-palestinien ?
Israël et le partenariat euro-méditerranéen
L’Europe et le Terrorisme islamiste globalisé
Geostrategiques
Octobre 2005 - N° 9
MOYEN-ORIENT
QUELLE POLITIQUE AMERICAINE AU MOYEN-ORIENT ?
LA POLITIQUE AMERICAINE DANS LA GUERRE SUBVERSIVE AU MOYEN-ORIENT
MOBILISATION AMERICAINE ET GESTION EUROPEENNE AU MOYEN-ORIENT
LA POLITIQUE DES ETATS-UNIS EN AFGHANISTAN
LES IMPLICATIONS DE L'ALLEMAGNE DANS LA RECONSTRUCTION
DE L'AFGHANISTAN
L'OLEODUC BAKOU-TBILISSI-CEYHAN, FACTEUR NOTABLE D'INSTABILITE
LA RUSSIE EN SES GLACIS CONTINENTAUX
LE MOYEN-ORIENT : NOUVEAU BAROMETRE DE LA RELATION TRANSATLANTIQUE ?
LE RETRAIT DE GAZA : VERS LA RECONCILIATION ISRAELO-PALESTINIENNE,
LA TROISIEME INTIFADA OU DES DIFFERENDS INTRA- PALESTINIENS ?
LA POLITIQUE PALESTINIENNE DES ETATS-UNIS
LES COMPOSANTS DE LA POLITIQUE ETRANGERE D'IRAN
LE MERCENARIAT MODERNE ET LA PRIVATISATION DE LA GUERRE
GRAND MOYEN-ORIENT : ENTRE TELE-EVANGELISME ET « DESTINEE MANIFESTE »
LA PROBLEMATIQUE ENERGETIQUE DES ETATS-UNIS
LA QUESTION DE LA SECURISATION PETROLIERE
L’ENTRETIEN DE GEOSTRATEGIQUES :
LA DEMOCRATISATION DANS LES PAYS ARABES
CONFERENCE
INTERNATIONALE
"L'EUROPE
ET LES CRISES AU MOYEN-ORIENT"
Vendredi
29 septembre 2006 de 10h00 à 18h00 au siège de la Représentation
permanente de la Commission européenne
sis
au 288 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
M°
Assemblée Nationale
Inscription:
9h30
Conférence internationale de Londres
« Les
Emirats Arabes Unis et les Trois Iles Iraniennes »
Résumés / Abstracts
The United Arab Emirates and the
Three Iranian Islands
Ali RASTBEEN
STRATEGIC AND MILITARY ASPECTS OF THE PERSIAN GULF
The General (cr) Henri PARIS
Territorial and energy disputes in the Persian Gulf:
United States, United Arab Emirates, Iran and Iraq
Professor Hall GARDNER The American policy in the Persian Gulf
Professor Steven EKOVICH
The Economic relations between United Arab Emirates and Iran
Thierry COVILLE
The Abu Musa and Tunb Islands Dispute
Kaiyan Homi Kaikobad
Iran: Towards a New Context for Regional and Global Security
Hilde RAPP The Emirate Geopolitical vision of the Persian Gulf
Christophe REVEILLARD
A Look at Some of the
More recently propagated UAE arguments
By Professor Pirouz Mojtahed-Zadeh
Geostrategiques
Février 2006 - N° 10
IRAN
Les éléments étatiques en Iran
Quelle voie pour la démocratie en Iran et son environnement stratégique?
Paradoxe de l’exercice du pouvoir en Iran : le Président est élu, le Guide décide
L’évolution des femmes en Iran : enjeux et perspective
La modernité et la République islamique d’Iran
Démocratisation et concession : le défi iranien et l'ordre régional
L’Arabie saoudite, l’Iran et les Emirats Arabes Unis : perspectives de développement dans l’optique
d’un « Grand Moyen Orient »
Les relations économiques internationales de l’Iran
La stratégie de coopération de l’Union européenne avec l’Iran
La France et l’Iran, des nations si lointaines et si proches
La vision britannique de l’avenir de l’Iran
Les Relations irano-arabes
Etats-Unis - Iran : La longue quête de valeurs et d'intérêts communs
Avoir affaire au léviathan: la politique américaine au Moyen-Orient et l’Iran
Thèses sur l’Iran et l’électronucléaire
Le Triangle nucléaire Europe - Iran - Etats-Unis
La Technologie nucléaire: perspectives et difficultés
L’ambition du nucléaire au Moyen-Orient
|
PARUTION
/ PUBLICATION
THE THREE IRANIAN ISLANDS OF THE PERSIAN GULF
Based on documents and historical evidences
Focusing on the historical documents on the Persian
Gulf, the Three Iranian Islands in the Persian Gulf argue that question of these three Islands must be analysed on a
historical perspective. From 1907, Iran’s Central Government insisted on its sovereignty over the three Islands. When Britain
announced its withdrawal from the east of Suez and the Persian Gulf region in 1971, thereby terminating its agreements
and connections with the sheikhdoms of the Persian Gulf, Iran seized the opportunity to initiate talks with Britain to regain
sovereignty of the three Islands after 80 years. The Persian Gulf Arab states still tend to cling to the indefensible
quarrel over the three Iranian islands by inclining towards foreign powers even as far as inviting them into the region.
However, they express their fear of Persian domination. As
a historical fact, Iran never attempted to invade or attack any of its neighbours over the past three hundred years.
Through an exploration of the dynamics of negotiation and Nation-state bulding in the Persian Gulf, this
illuminating book sets out to uncover the true significance of the
historical issues at stake.
A book
of 283 pages with 112 maps (historical cartography) Published by: INSTITUT INTERNATIONAL D’ETUDES STRATEGIQUES
WITH THE COLLABORATION OF THE PERSIAN GULF STUDIES INSTITUTE ( P.G.S.I.)
Prix : 30 Euros
Géostratégiques N° 19

L'avenir
géostratégique
de la puissance indienne
INDE-IRAN
POUR QUELLE COOPéRATION STRATéGIQUE ?
Les nouvelles prémices de la fin d’un monde « unipolaire » sont de bon
augure pour la géopolitique en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Si, grâce à la
disparition de l’hégémonie d’une seule puissance sur le reste du monde, le danger
d’une guerre soudaine et dévastatrice pouvait être écarté, l’évolution de la civilisation
pourrait se poursuivre de manière inégale mais acceptable.
Le monde régi par une puissance unique, incarnée par M. Bush et ses amis,
arrive à son terme. Le rêve d’un autre monde semble se concrétiser. Depuis le troisième
millénaire, le commerce international a subi une évolution incroyable tant
au niveau des biens échangés qu’au niveau des moyens utilisés. Seul un séisme
inattendu et brutal peut empêcher son essor1.
En Asie, berceau des principaux foyers de la civilisation, la Chine et l’Inde,
grâce à leurs aptitudes prodigieuses, se sont invitées sur la scène économique internationale.
Leur puissance commence tout juste à se développer. Ces deux pays ont simultanément traversé deux siècles de tumultes et de dommages dus à l’agression
occidentale. En 1840, toute la péninsule indienne, propriété de la « Compagnie
des Indes Orientales », fut sous domination britannique, dont la marine attaqua
cette même année la Chine afin d’ouvrir ses portes au commerce de l’opium.
Peu de temps auparavant, les vingt-cinq années de guerre entre la Russie et l’Iran
(1803-1828) aboutirent à la défaite cuisante du roi Qajar grâce à la complicité de
la Grande-Bretagne2.
...................à suivre
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Ali RASTBEEN
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Geostrategiques
Dectembre 2007 - N° 18
EDITORIAL : L’EXCEPTION IRANIENNE
L’IRAN ET LA GÉOSTRATÉGIE DU XXIE SIÈCLE
LES RELATIONS FRANCO-IRANIENNES : HISTOIRE D’UN ESPOIR TENACE
ANNAPOLIS CONTRE PERSÉPOLIS OU LE COMMENTAIRE DÉBRIDÉ D’UN LECTEUR SUR L’OUVRAGE DE MONSIEUR BRUNO TERTRAIS, INTITULÉ IRAN LA PROCHAINE GUERRE
LA PERSPECTIVE IRANIENNE DE LA QUESTION NUCLÉAIRE
PRENDRE UN RISQUE STRATEGIQUE EN IRAN
MALBROUGH S’EN VA-T-EN GUERRE…EN IRAN !
OPTIONS ET CONTRAINTES DES ÉTATS-UNIS FACE À L’IRAN
VERS UNE UNIFORMISATION DE L’INFORMATION SUR L’IRAN EN OCCIDENT ?
STRATÉGIE AMÉRICAINE ET LA PLACE DE L’IRAN DANS LE GRAND MOYEN-ORIENT
IRAN : POURQUOI UNE DIPLOMATIE DE NÉGOCIATIONS SANS CONDITIONS ?
L’IRAN ET LE “CROISSANT CHIITE”: MYTHES, RÉALITÉS ET PROSPECTIVE
L’IRAN FACE À SES MINORITÉS
LES INQUIÉTUDES ARABES ET LE DOSSIER NUCLÉAIRE IRANIEN
LA
POLITIQUE DE L’IRAN POUR UNE COMMUNAUTÉ RÉGIONALE
IRAN : ÉNERGIE ET GÉOPOLITIQUE
LE MARCHÉ DE L’ÉNERGIE ET LA CONFIANCE ENTRE L’EST ET L’OUEST
ETHIQUE DE LA NEUTRALITÉ : NEUTRALITÉ PERVERTIE ? NEUTRALITÉ PERVERSE ? Dossier complémentaire
L’Entretien de Géostratégiques
L’IRAN POLITIQUE ET GEOSTRATEGIQUE
Avec Monsieur le ministre Roland DUMAS*
Entretien conduit par Ali RASTBEEN
Geostrategiques
Septembre 2007 - N° 17
l’éVOlUtION
STRATéGIQUE DU XXIE SIèClE : lA CHINE ET l’IRAN
MAITRISER lE DRAGON
lES RElATIONS RUSSO-CHINOISES DEPUIS lE XVIE SIèClE
CHINE ET RUSSIE : lES « RETROUVAIllES » DE DEUX GéANTS
lA
POlITIQUE
DE SéCURITé DE lA CHINE - ASPECTS GéNéRAUX ET éVOlUTION
CHINE : VERS UN NOUVEl ENlèVEMENt
DES SABINES ?
L’éNERGIE EN CHINE
CHINE : HYdROCARBURES Et GéOPOlItIQUE
lES DESSOUS DU JEU CHINOIS AU MOYEN-ORIENt
LE DUEl SINO-AMéRICAIN
UNION EUROPéENNE – CHINE, UN REDéPlOIEMENt STRATéGIQUE BIlATéRAl
TAIwAN ENTRE l’INDEPENDANCE Et l’ANNEXION
lA QUESTION DES VENTES D’ARMES à
TAIWAN
lA GUERRE DE COREE (1950-1953), UN CONFlIT CHAUD DANS lA GUERRE FROIDE ?
l’ANNEAU DES AMIS (RING OF FRIENdS) : lA NOUVEllE POlITIQUE DE VOISINAGE DE l’UNION EUROPéENNE
CONSIdéRAtIONS SYMBOlIQUES SUR lE COMPlEXE ISRAélO-JUIF
Dossier complémentaire
L’Entretien de Géostratégiques
l’ARMéNIE FACE à UN CERTAIN ENClAVEMENt GéOPOlITIQUE
Avec Serge SARKISIAN, Premier ministre d’Arménie
La puissance chinoise au risque de La mondiaLisation
Geostrategiques
Avril 2007 - N° 16
ÉdItORIAl
A CRISE dE l’ÉtAt-NAtION Et lE dÉVElOPPEMENt dES ONG Et dE lA SOCIÉtÉ CIVIlE
lES ONG Et lEUR INFlUENCE dANS lES RElAtIONS INtERNAtIONAlES
GÉOStRAtÉGIE
DES ONG
lES tRANSFORMAtIONS dE lA dIPlOMAtIE : lE RôlE dES O.N.G.
lES ONG Et lA POlItIQUE ÉtRANGèRE dES ÉtAtS-UNIS
LE RENOUVEAU dU MERCENARIAt dANS lES RElAtIONS INtERNAtIONAlES
L’ACtION HUMANItAIRE dE l’UNION EUROPÉENNE à l’ÉPREUVE dU dÉCAlAGE ENtRE tEMPS MONdIAl Et tEMPS EUROPÉEN
L’INtERVENtION HUMANItAIRE CANAdIENNE ENtRE l’INStRUMENtAlISAtION Et lE SOUtIEN AUx POPUlAtIONS EN dÉtRESSE
LES ONG dANS lE SYStèME ONUSIEN : VERS UN PARtENARIAt MUltI-ACtEURS ?
GÉOPOlItIQUE dE lA dIPlOMAtIE INFORMEllE : l’ExEMPlE dE lA COMMUNAUtÉ dE SANt’EGIdIO
LES ONG ARABO-MUSUlMANES : lA NAtURE dE lEUR FONCtIONNEMENt Et lES dESSOUS dE lEURS lOGIQUES
ONG dE dROItS HUMAINS ACtIVANt dANS lES PAYS dU SUd : UNE AUtRE PERSPECtIVE
LES ONG KURdES EN EUROPE
AGRONOMES Et VÉtÉRINAIRES SANS FRONtIèRES (AVSF) UNE ONG AU SERVICE dES PAYSANS dU SUd
L’Entretien de Géostratégiques
QUEllES APPROCHE Et StRAtÉGIE POUR UNE ONG dE PAIX Et dE SOlIdARItÉ DE FEMMES ? le cas de MEWA – Solidarité Panjshir
Avec Patricia LALONDE
Geostrategiques
Janvier 2007 - N° 15
L'Europe et les crises au Moyen-Orient
QUEL RÔLE POUR L’EUROPE DANS LA GESTION DES CRISES AU MOYEN-ORIENT ?
L’EUROPE ET LE MOYEN-ORIENT JUSQU’À LA DISPARITION DE L’EMPIRE OTTOMAN
LE CHANGEMENT DE PARADIGME AU MOYEN-ORIENT
L’EUROPE ET L’AVENIR DU MOYEN-ORIENT
LA GRANDE-BRETAGNE ET LE MOYEN-ORIENT
POUR UNE CONFÉDÉRATION DU MOYEN-ORIENT (C.M.O.)
LES ÉTATS-UNIS, L’EUROPE ET LES CRISES AU MOYEN-ORIENT
LA POLITIQUE AMÉRICAINE ET LA QUESTION PALESTINIENNE
LES CONSÉQUENCES DE LA CONSTRUCTION DU MUR À JÉRUSALEM
LA GUERRE D’IRAN SERA MONDIALE, OU ELLE N’AURA PAS LIEU
L’ACCORD DE COMMERCE ET DE COOPÉRATION IRAN – UE Intérêts et limites
IRAK : DE LA DICTATURE À UN AVENIR PROMETTEUR
LA FRANCE, L’AFRIQUE ET LE DECLENCHEMENT DE LA GUERRE EN IRAK
L’EUROPE ET LES CRISES AU MOYEN-ORIENT : DE NOMBREUSES RAISONS D’ESPÉRER !
LES DILEMMES DE LA GUERRE ISRAÉLOLIBANAISE, UN JEU À DOUBLE NIVEAU ?
LE RÔLE DE L’EUROPE DANS LE RÈGLEMENT DE LA CRISE LIBANO-ISRAÉLIENNE
LES RELATIONS ENTRE L’EUROPE ET LE MOYEN-ORIENT Perspectives en cas de crises pétrolières
L’EUROPE ACTEUR RÉGIONAL ET INTERNATIONAL
Geostrategiques
15 novembre 2006 - N°14
Quels
avenirs pour l'ONU?
L’Organisation des Nations unies : Quel avenir ?
Les États-Unis et la réforme de l’ONU : Idéalisme et Réalisme
Pour une « refonte » de l’ONU
Quelle réforme de l’ONU et des organisations internationales
La valeur de l’article 51 et les mandats du Conseil de sécurité
Vers « les Communautés régionales de sécurité » : L’OTAN, l'ONU, et la résolution 1948 de Vandenberg
Les opérations de maintien de la paix
Les Rapports des Forces et l'Avenir de l'ONU
L’ONU et le Droit des gens
L’ingénierie démocratique appliquée à la réforme de l’ONU
La gestion onusienne du conflit israélo-palestinien : la défaite du droit
Hors armes ou hors passions ? La neutralité
Comment l’Union européenne arme la Russie ?
Puritanisme et Internationalisme : les sources religieuses de la SDN et de l’ONU
Vers
quelle réforme de l’ONU ? Avec Son Excellence
Geostrategiques
Juillet 2006 - N°13
La
Géosociologie de L'Asie occidentale
Droit et légitimité du nucléaire iranien
La menace nucléaire en Asie centrale et au Moyen-Orient
Les implications régionales et internationales de la Crise nucléaire iranienne
Eau et géostratégie au Moyen-Orient
La Turquie et sa politique internationale
Nœud gordien dans la Méditerranée orientale ?
Esquisse du conflit chypriote dans l’histoire et au présent
La Syrie : un pays mûr pour l'islamisme
Mutations géopolitiques et socio-économiques au Liban Une instabilité chronique ?
Al-Jazeera, une chaîne pas comme les autres !
Une géopolitique de l’information au Moyen-Orient
Les défis à relever et les perspectives d’avenir du Qatar
Le Kazakhstan ou les défis d’une économie pétrolière
L’Europe dans ses neutralités géohistoriques
La Politique étrangère iranienne Ambitions et Enjeux
Geostrategiques
Avril 2006 - N°12
Asie centrale du sud
GEOSOCIOLOGIE Note méthodologique
Les révolutions de couleur en Asie
L’Iran acteur stratégique de l’Asie centrale
L’Iran géopolitique
L’Asie centrale et les hydrocarbures
L’Inde, esquisse pour une géopolitique des populations du géant du XXIe siècle
La Russie et l’Asie centrale
Société civile et libertés publiques en Asie centrale post-soviétique
L’Islam en Asie centrale Le rôle politique de l’Islam en Asie centrale à la veille de l’indépendance
Les mouvements subversifs en Asie centrale
Le Pan-islamisme et la rivalité russo-américaine dans la « Shatterbelt » de l’Asie centrale et du « Grand Moyen-Orient »
Histoire et enjeux de l’islamisme pakistanais
La politique allemande dans le processus de reconstruction en Afghanistan
La géosociologie de la diaspora arménienne
Point des situations dans le Caucase et en Asie centrale : Rivalités, menaces et avancées démocratiques dans des espaces post-soviétiques
Le Pakistan Acteur stratégique de l’avenir de l’Asie centrale
Geostrategiques
Février 2006 - N°11
Amérique Latine
Les États-Unis et l’Amérique latine : Les avatars de la doctrine de Monroe
Les systèmes d'intégration latino-américain et européen: différences géopolitiques Spécificités régionales et processus de mondialisation
La guerre des hydrocarbures sud-américains
La Problématique énergétique des États-Unis
Les États-Unis Versus l’Amérique latine
Mythes et paradoxes de l’Amérique latine au XXe siècle
Le régionalisme d’Amérique latine à l’origine d’un nouvel ordre international ?
Conditions, formes et bilans du retour de la gauche en Amérique latine
Révolution dans l’arrière-cour d’Amérique: vision bolivarienne du Venezuela
Les relations latino-arabes: vers l'ébauche d'un pôle politique et économique sud-sud
L’Intelligence arabe de l’Europe Une faille géo-culturelle
Quel avenir pour l’Amérique latine dans la globalisation ?
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ASPECTS DU SOUS-CONTINENT INDIEN CONTEMPORAIN
On a écrit, au sujet de ces territoires : « Carrefour de civilisation et
zone de contact entre différents champs d’expression religieuse, cette région a subi
de plein fouet, au cours des deux dernières décennies, plusieurs manifestations de
renouveau du « religieux » : forte poussée d’un islamisme radical conquérant, essor
d’un bouddhisme revitalisé… cela n’a pas manqué de déteindre sur la plupart
des conflits de la région, recelant chacun une dimension religieuse plus ou moins
affirmée : opposition islamiste au Tadjikistan, apparition des talibans sur la scène
afghane, dimension islamique de l’insurrection séparatiste du Cachemire… sans
compter la vivacité de l’antagonisme indo-pakistanais et l’impact de la drogue1 ».
Ajoutons la concurrence pour le leadership asiatique entre l’Inde et la Chine,
avec des relations cycliques, passant de l’amitié – entre 1947 et 1955 – à la guerre
ouverte en 1962. Le fait que l’Inde soit désormais une puissance nucléaire paraît
avoir, plus ou moins, équilibré les relations entre les deux pays. Au Pakistan, il semble
que les militaires au pouvoir soient, bien davantage que les civils, conscients du
danger d’une escalade nucléaire.
Mais il est difficile de prévoir un avenir. Un spécialiste a écrit : « Si l’Inde devenait
membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, comme elle l’a demandé,
le Pakistan pourrait se sentir lésé et réagir négativement. Islamabad tolèrerait
difficilement que New Delhi joue dans la cour des grands et pas lui. Mais l’accession
de l’Inde au rang de membre permanent du Conseil de l’ONU pourrait tout aussi
bien, en officialisant son rang de grande puissance, accroître la stabilité régionale,
en la plaçant à parité avec la Chine et en rationalisant ses relations avec le Pakistan.
Ce dernier serait amené à entériner son statut de puissance moyenne. Les relations
entre les trois pays deviendraient plus raisonnables et les chances de désescalade en
seraient favorisées 2».
..................à suivre
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Roger TEBIB
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| UN
NOUVEL ACTEUR GéOPOLITIQUE : LA DIASPORA INDIENNE
Depuis les années 1990, le gouvernement indien déploie des initiatives pour
mobiliser la diaspora1 indienne au profit de son pays. Il a créé au sein de son ministère
des affaires étrangères une division des Indiens non résidents et des personnes
d’origine indienne, ces derniers pouvant disposer d’une carte attestant de leur
origine. En janvier 2005, lors de la conférence du Pravasi Bharatiya Divas, devant
2 500 délégués de la diaspora indienne venus de 61 pays, le Premier ministre indien
Manmohan Singh a notamment fait état de son espoir de voir un jour tous les
descendants d’immigrants indiens vivant dans différents pays du monde bénéficier
de la citoyenneté indienne s’ils le désirent. L’Inde souhaiterait donc l’octroi de la
double nationalité à tous les descendants des Indiens vivant à l’étranger2.
De telles intentions signifient une approche géopolitique nouvelle. En effet, le
terme diaspora, pour désigner les Indiens ayant entrepris d’émigrer, n’est d’usage
que depuis les années 1990. Auparavant, ces personnes étaient désignées comme
des Indiens d’outre-mer (overseas Indians), même si elles n’avaient pas accompli
un parcours maritime dans leur chemin d’émigration. L’émigration indienne est
d’ailleurs un phénomène historiquement récent dont l’histoire doit d’abord être
résumée selon quatre vagues principales. Il conviendra ensuite d’en prendre la mesure
absolue, vue des pays d’immigration et vue de l’Inde, avant d’étudier sa mesure
relative. Puis trois régions mériteront une attention particulière : l’Amérique du
Nord, l’Europe et le Moyen-Orient
. ................................à suivre
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Le Recteur Gérard-François DUMONT
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LES LIMITES ET CONTRECOUPS DU RAPPROCHEMENT INDO-AMéRICAIN DANS LE DOMAINE DE
LA
SéCURITé
Processus complexe initié pendant les années 1990, le rapprochement
indo-américain a signifié la fin de trois décennies de méfiance réciproque entre la
« moins alignée » des démocraties et la superpuissance américaine. Si le champ des
coopérations s’est considérablement étendu entre les nouveaux « partenaires stratégiques
», un certain nombre de contradictions propres à ce processus géopolitique
émerge de plus en plus, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de l’énergie.
Deux exemples significatifs peuvent être ainsi mobilisés pour illustrer les
difficultés auxquelles est confrontée l’Inde dans ses relations avec Washington. Ainsi,
la coopération dans le domaine naval, pourtant pilote en matière de sécurité et de
défense, montre depuis peu ses limites politiques et géopolitiques. Dans un registre
un peu différent, il apparaît de plus en plus que le rapprochement indo-américain
génère, par contrecoup, toute une série de problèmes géopolitiques auxquels est
confrontée l’ambitieuse diplomatie indienne en Asie centrale. Insister sur la volatilité
et la contingence de ce processus permet, à contre courant des discours officiels
souvent euphoriques, de mieux comprendre les déconvenues que rencontre actuellement
l’administration américaine au sujet de l’accord pour la coopération nucléaire
civile. Moins médiatisées, les limites ici exposées n’en restent pas moins des
défis de taille pour le « jeune » rapprochement entre New Delhi et Washington.
Un rapprochement sans précédent dans le domaine naval
Premier fait marquant du rapprochement indo-américain dans le domaine naval
initié au début des années 1990, la visite en Inde du général Claude M. Kicklighter,
commandant de l’USARPAC (commandement Pacifique de l’Armée américaine),
voit pour la première fois les Etats-Unis proposer à New Delhi une série de coopérations
dans le domaine de la sécurité
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à suivre
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Guillem MONSONIS
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| L’INDE, DANS SA
NOUVELLE VISION ENTRE L’ORGANISATION DE COOPERATION DE SHANGHAI ET LES ETATS-UNIS
L’Inde, communément qualifiée de pays émergent, avec un PNB croissant
dépassant 900 milliards de dollars en 2008, une population de plus de 1,2 milliards
d’habitants, et dotée d’une capacité nucléaire militaire, représente une puissance
régionale majeure en Asie, en voie de rivaliser avec la Chine.
Depuis l’acquisition de son indépendance, le 15 août 1947, l’Inde s’est efforcée
de jouer une carte neutraliste et tiers-mondiste dans le concert international. Elle
est l’un des Etats moteurs de la conférence de Bandung du 18 au 24 avril 1955, en
la personne de son Premier ministre, Jawa Halral Nehru, prônant le non alignement
avec les Chinois de Zhou Enlai et les Indonésiens de Sukarnao. Le but affiché
de cette conférence internationale, réunissant 29 Etats du tiers-monde d’Asie et
d’Afrique, était de ne pas être pétrifié dans l’un ou l’autre des glaciers que formaient
les blocs politico-militaires qui s’affrontaient dans le cadre de la guerre froide. Très
vite, l’Inde sera rejointe par la Yougoslavie de Tito, adoptant une politique semblable,
tandis que les Indonésiens s’effaceront et les Chinois consommeront leur
rupture avec l’Union soviétique, au point qu’à Moscou, on les comptera comme
alliés objectifs des Américains.
La pomme de discorde génératrice de plusieurs guerres entre l’Inde et le Pakistan,
est le Cachemire, peuplé de plus de 12 millions d’habitants, des musulmans en très
large majorité. Le Cachemire est divisé en une partie rattachée à l’Inde, l’autre au
Pakistan. Le Pakistan, très fortement soutenu par la Chine, y compris par les armes,
dès l’indépendance et la partition de l’Empire des Indes, revendique le Cachemire
tout entier. Le jeu des alliances s’appliquant rigoureusement, l’Inde accepte l’aide
soviétique et, dans sa suite, russe, sans aller jusqu’à l’alignement, pour obtenir un
contrepoids vis-à-vis de l’alliance sino-pakistaniase. De leur côté, les Russes attachés
à la même politique que l’Union soviétique, ne demandaient pas mieux que de
compter les Indiens dans leur camp.
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à suivre
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Le Général (cr) Henri PARIS
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| L’EMERGENCE VUE DE
L’INDE : VISIONS ET POINTS DE VUE DES MéDIAS DU SOUS-CONTINENT
Depuis quelques temps déjà il est régulièrement question dans nos médias
du fameux réveil de l’Inde qui, en pleine croissance économique, finira par rattraper
les pays industrialisés avant peut-être de devenir l’un des nouveaux maîtres
de la planète. C’est loin d’être une première pour cette région du monde dont les
civilisations de l’Indus communiquaient déjà jusqu’en Mésopotamie il y a plus de
4000 ans. Les Indes étaient un mythe pour tous les voyageurs et c’est en partant à
leur recherche que des hommes tels que Christophe Colomb ou Vasco de Gama
changèrent fondamentalement l’histoire de l’Humanité. Jusqu’au XVIIème siècle,
où les empereurs Moghols étaient à l’apogée de leur puissance, l’Inde rayonnait
culturellement par ses arts et par sa science et économiquement par, entre autres,
le commerce des épices. Bien entendu, le renouveau de ce phénomène trouve un
certain écho au pays de Gandhi, et nous allons essayer d’en rapporter quelques
points de vue par le biais notamment des médias indiens et d’observations faites sur
place. Il serait parfaitement illusoire dans le cadre d’un article de donner une vision
exhaustive de toutes les opinions qui ont cours dans le sous-continent. Dans ce pays
de contrastes et de diversités, la moindre minorité se compte en millions d’individus
et entre la vision d’un paysan du Bihâr et celle d’un ingénieur de Bangalore,
on compte sans doute des centaines de variantes. Par ailleurs, l’impossibilité de
traiter tous les médias en langue vernaculaire limite encore la portée de l’analyse ;
si la presse éditée en ourdou, tamoul, ou autre se focalise plus généralement sur les
évènements locaux, on ne peut pas pour autant leur prêter une absence d’opinion
sur la mondialisation et la place de l’Inde dans le monde, bien au contraire. Nous
nous bornerons donc aux vues qui dominent le débat, et nous verrons à travers les
différents types de médias, les conceptions indiennes de cette entrée dans le troisième
millénaire
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.à suivre
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Jean-Baptiste COTREUIL
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| LE
CONFLIT DU CACHEMIRE : UN DEMI SIèCLE D’AFFRONTEMENTS INDO-PAkISTANAIS
La décolonisation dans différentes régions du monde, a eu des
conséquences encore visibles aujourd’hui. De ce point de vue, la partition de l’ancien
empire britannique des Indes offre un exemple concret. Le 15 août 1947, l’Inde
et le Pakistan accèdent à l’indépendance. L’Inde devient un Etat multiculturel et
laïque, de son côté le Pakistan devient un Etat musulman centralisé.
Le problème du Cachemire est par conséquent aussi vieux que l’Inde et le
Pakistan en ce sens qu’il est né de la partition de l’Inde coloniale donnant naissance
à ces deux Etats en 1947. Le Cachemire est la parfaite illustration des affrontements
qui suivront l’accession des deux Etats indien et pakistanais à l’indépendance. Cette
province n’a jamais cessé depuis d’être la proie des convoitises de l’un ou l’autre
Etat.
Enfant de la première vague de la décolonisation, la région du Cachemire n’a
connu aucun répit depuis la partition de l’Inde. En un demi-siècle, les conflits
dans cette région montagneuse ont fait plusieurs centaines de morts. Ces conflits
répétés structurent les relations indo-pakistanaises, tumultueuses depuis 1947.
La région du Cachemire est caractéristique d’un conflit indo-pakistanais ancien
et apparemment sans solution durable. En dépit d’une normalisation des relations
entre les deux pays, la question du Cachemire demeure l’objet d’un face-à-face
plus ou moins périlleux eu égard aux nouveaux défis qui se posent : détention de
l’arme nucléaire par les deux pays (essais nucléaires de 1998), extrémismes religieux
des deux côtés, terrorisme. Le Cachemire apparaît comme le reflet continu de la
nature des relations indo-pakistanaises, sans solution durable pour l’heure.
.....................à suivre
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Fadhel TROUDI
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| LA
PROBLéMATIQUE éNERGéTIQUE EN INDE
L’Inde
n’est pas seulement un grand pays de plus de 1 milliard d’habitants
(17 % de la population mondiale) et de plus de 3 300 000 km2, en voie de
développement rapide qui, pour n’être pas aussi spectaculaire que
celle de la Chine, n’en est pas moins remarquable. C’est aussi un
sous-continent occupant le centre sud du continent asiatique, dominant le
nord de l’océan Indien et la route des pétroliers et des méthaniers
est-ouest et vice versa. D’où sa grande importance géopolitique que
nul aujourd’hui ne conteste.
Quelle est donc la situation actuelle ? On peut la résumer ainsi :
Comme la Chine, l’Inde s’est réveillée d’un long sommeil. Aujourd’hui
elle pèse de plus en plus lourd sur la scène internationale et les
Etats-Unis notamment ne peuvent que la courtiser comme contrepoids
stratégique à la Chine. Les ambitions de l’Inde, attisées par la
réussite chinoise, la pousse aussi vers l’Occident car son
développement économique passe nécessairement par des investissements
étrangers importants. Il est à noter à cet égard que l’Inde,
actuellement, ne reçoit qu’environ 10 % des capitaux qui s’investissent
en Chine.
la situation économique
La situation de l’Inde en la matière est donc celle d’un pays en
pleine croissance économique au point de se situer en quatrième position
derrière les Etats-Unis, la Chine et le Japon. Cette croissance a
augmenté régulièrement au cours des 30 dernières années atteignant
depuis 2000 un taux annuel moyen de 7 % en raison d’investissements
accrus dans la production industrielle. Seule la Chine donne l’exemple d’un
développement plus rapide. La Russie atteint des taux analogues mais dus
principalement à ses exportations d’hydrocarbures.
...................................................................à suivre
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André PERTUZIO
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| LÀ Où
L’ASIE DU SUD
ET DU SUD-EST SE RENCONTRENT, L’OMBRE DE LA CHINE
Le Bangladesh et la Birmanie sont intéressants à plusieurs titres. Les deux
pays possèdent une image négative dans le monde. Selon la plupart des études
internationales, ils se classent parmi les pays les plus pauvres et les plus corrompus.
L’un et l’autre ont connu et connaissent des troubles dus à des insurrections
et à des actes de terrorisme, ils servent de lieux de passage pour toutes sortes de
trafic, notamment la drogue et les armes. L’extrémisme islamique y sévit, surtout
au Bangladesh mais aussi en Birmanie du fait de l’existence d’une minorité musulmane
remuante.
Pays contigus, le Bangladesh et la Birmanie constituent une zone de transition
entre l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est, entre l’Asie brune et l’Asie jaune. C’est
une raison supplémentaire pour s’intéresser à cette région. Cet article se propose
d’examiner les relations que les deux géants asiatiques voisins, la Chine et l’Inde,
entretiennent avec ces pays-charnières que sont le Bangladesh et la Birmanie et leurs
luttes d’influences.
le Bangladesh, un enjeu pour l’Inde comme pour la Chine
Culturellement, le Bangladesh fait partie du monde indien et se trouve dans la
sphère d’influence et dans la zone d’intérêt immédiat de l’Inde. Mais la Chine s’y
de près.
L’Inde entretient des relations médiocres avec le Bangladesh, bien qu’elle ait
contribué à sa naissance en 1971, par intérêt afin d’affaiblir le Pakistan en le scindant.
Le partage d’un héritage culturel commun, symbolisé par le philosophe bengali Rabindranath Tagore dont les écrits ont inspiré la composition des deux
hymnes nationaux n’a engendré aucun effet bénéfique dans les relations politiques
et économiques des deux pays. Jusqu’à présent, New Delhi et Dacca se sont nuis
mutuellement
.. ................................................à suivre
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Le Général Alain LAMBALLE
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|
| LE
RAPPORT DE FORCE GéOPOLITIQUE SINO-INDIEN
Dans l’étude comparative des facteurs de puissance, il apparaît que l’Inde et la
Chine connaissent des développements les plus souvent distincts dans un environnement
géopolitique régional commun, malgré l’existence de la barrière himalayenne
et du plateau tibétain ainsi que de leurs tropismes en Asie du Sud-Est pour le
premier et au Tibet pour le second. C’est donc non dans l’appréciation mais dans la
posture choisie en fonction des intérêts nationaux que diffèrent les positionnements
stratégiques des deux autres grands de l’Asie1.
L’environnement géopolitique dans lequel évoluent ces puissances présente
évidement les déterminants propres à la région mais on peut également constater
qu’ils semblent porter à leurs paroxysmes certaines de leurs caractéristiques si
particulières.
La course à la prolifération a aboutit en Asie au record du nombre des puissances
possédant la capacité nucléaire avec la Chine (1er essai en 1960), l’Inde (1974)
et le Pakistan (1998). Seule la Chine est reconnue puissance nucléaire au sens du
Traité de non prolifération de 1967 (TNP)2. En outre, de nombreux échanges de
technologies nucléaires et balistiques existent ou ont existé entre l’une ou l’autre de
ces puissances et l’Iran, la Corée du Nord et la Libye.
Le continent asiatique connaît de plus une multitude de différends et de conflits
frontaliers qui n’ont pas épargné les deux grandes puissances chinoise et indienne
elles-mêmes dont pourtant la stratégie de la seule force d’inertie semblait conduire
leurs relations frontalières, contrastant avec le dynamisme de leur politique d’influence sur les autres théâtres extérieurs.
......................à suivre
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Christophe REVEILLARD
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|
| LA
COMPETITION ENERGETIQUE INDO-CHINOISE EN BIRMANIE
Le retour de l’Union indienne et de la République Populaire de Chine,
comme puissances majeures, sur l’échiquier international a modifié la donne énergétique
mondiale. L’Inde, cependant, dépendante, comme la Chine, de l’étranger
pour ses besoins en gaz et en pétrole, qui représentent des éléments cruciaux de sa
sécurité nationale, est entrée en retard dans la compétition énergétique mondiale.
De bonnes relations avec l’Irak ont, pendant de longues années, assurées à
New Delhi des approvisionnements réguliers qui correspondaient à ses besoins.
Cependant, l’implosion de l’Union soviétique et l’émergence de nouvelles puissances
énergétiques en Asie centrale et dans le Caucase, la guerre entre l’Irak et
la coalition internationale entre 1990 et 1991 et les sanctions imposées à Bagdad
qui ont suivies ainsi que l’explosion de la demande mondiale d’énergie, en particulier
en provenance d’Asie et plus précisément de Chine, ont conduit New Delhi
à réévaluer sa diplomatie énergétique avec une nécessité nouvelle : être présent sur
l’ensemble des zones d’exploration, d’exploitation et d’exportation, que ce soit au
Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique latine et en Asie1.
En Asie, précisément, l’Inde accorde une priorité à deux pays-cibles, à l’ouest,
l’Iran et à l’est, le Myanmar qui, si les projets se réalisent, devraient offrir à New
Delhi un approvisionnement continu en pétrole, mais surtout en gaz, pierre angulaire
de la nouvelle stratégie énergétique indienne.
Ces deux projets, cependant, ne sont pas sans poser des difficultés aux stratèges
indiens, pour quatre raisons principales :
- les deux pays-sources, l’Iran et le Myanmar, se situent sur le haut de la liste -
des « Avant-postes de la tyrannie » établie par l’Administration américaine
et donc, cette dernière fera tout son possible pour que les projets engagés
par l’Inde avec ces deux Etats soient voués à l’échec ;
- les deux pays-sources sont situés sur deux des principales zones mondiales -
du trafic de drogue (le croissant d’or et le triangle d’or) et sont la cible
d’attaques terroristes ou de guérillas récurrentes ;
- les deux pays-sources et les deux pays-tiers (Pakistan et Bangladesh) sont -
instables et entretiennent des relations délicates avec l’Inde ;
- les deux pays-sources et les deux pays-tiers sont des partenaires majeurs de -
la République Populaire de Chine.
. ......................à suivre
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Laurent AMELOT
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| LA GUERRE
CIVILE À SRI LANkA
Genèse, modes d’actions et implications internationales d’un conflit séparatiste à base ethnique
L’Océan Indien zone de paix. Tel fut le souhait1 – à l’initiative de Sri Lanka –
de l’Organisation des Nations Unies (ONU), manifesté dans sa déclaration du 16
décembre 19712. Et pourtant depuis 1983 un conflit armé fait rage sur l’île de Sri
Lanka, point stratégique sur une des routes commerciales du pétrole et territoire
situé au cœur du périmètre de sécurité océanique de l’Inde. Depuis 1983 on y dénombre
environ 68 000 morts dont la moitié de civils.
Le 23 juillet 1983, dans la péninsule de Jaffna au nord de l’île de Sri Lanka
dans l’Océan Indien, 13 soldats gouvernementaux de l’armée sri lankaise sont tués
dans l’explosion de leur véhicule sur une mine. L’acte est le fait d’un groupe de séparatistes
tamouls : les Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE, fondé en 1976 par Velupillaï Prabhakaran, Eelam étant le terme tamoul équivalent à celui cingalais de
Sri Lanka et désignant l’île dans son ensemble). Le 24 juillet, lors du rapatriement
des corps des soldats à Colombo pour leur inhumation, des émeutes anti-tamouls
éclatent. Les maisons et les magasins tamouls sont incendiés. Ces violences s’étendent
rapidement de la ville la plus importante, Colombo, à l’ensemble de Sri Lanka
et font 350 morts selon les autorités, 2000 selon les sources tamoules. Début août
1983, on dénombre 7000 réfugiés tamouls à Jaffna ayant fui le reste de l’île. La
guerre civile identitaire – c’est à dire la guerre opposant au sein d’une même citoyenneté
des groupes auxquels on appartient de naissance et dont il est impossible ou très difficile de changer3 – entre Cingalais (ethnie majoritaire de l’île) et Tamouls
(principale ethnie minoritaire de l’île) commence.
Actuellement cette guerre n’est toujours pas terminée. Les séparatistes tamouls
du LTTE mènent contre les forces gouvernementales une très violente guérilla
depuis maintenant près de vingt-cinq années, guérilla à l’organisation exceptionnelle
qui n’hésite pas à recourir au terrorisme pour parvenir à la création d’un Etat
tamoul indépendant. Après plus de deux décennies, les solutions militaires n’ont
toujours pas ramené la paix et les diverses formes de médiations ne parviennent
pas à aboutir. Quelles peuvent être les raisons de cette guerre opposant depuis plus
de vingt ans deux ethnies étant parvenues à vivre ensemble sur le même territoire
depuis près de deux mille ans ? Ces vingt-cinq années ont-elles radicalisé le conflit
ou bien ont-elles contribué à l’essouffler ? Cette guerre de prime abord nationale
n’a t-elle pas connu des implications régionales voire mondiales, notamment durant
la Guerre froide ?
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.........................................à suivre
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Alexis BACONNET
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| PARADOXE : UNE
PAIX DURABLE EST-ELLE SOUHAITABLE ?
Dossier complémentaire
REQUIESCANT
IN PACE « Qu’ils reposent en paix ». Sombre formule liturgique par laquelle l’Eglise honore les défunts. La paix « durable » (le mot est à la mode « développement
durable… ») n’est-elle que la paix des cimetières ? Mais les cimetières
sont profanés et sont insoutenables, les charniers aux cadavres humiliés. Poignants
sont les grands cimetières militaires ou rangés à perte de vue-à perte de vie, figés
pour une ultime parade des milliers de jeunes hommes exilés de leur terre natale,
de leurs tombes familiales. Autre acception pour une paix durable : le néant de
l’au- delà ? Ou la paix éternelle du paradis des croyants ? Mais l’enfer leur est guerre
éternelle. La mort donc ne peut offrir une paix durable ; ou l’on n’existe plus; ou se
poursuit l’opposition entre la justice de Dieu et la colère des hommes.
Aussi bien la notion de « durable » renvoie à une vision étriquée :à la théorie
grise de Hegel, immobilisée dans des plans rationnels sans l’imagination de la vie,
se heurte à l’aporie fondamentale : le monde est changement, le monde est souci, le
processus de génération / dissolution emporte les personnes et les idées, les nations
et les espèces, et celles-ci disparaissent après avoir alternés sans une trêve les âges, de
paix, d’ouverture, de culture, et les âges de fer, de guerre, de destruction.
Or la paix est reconnaissance de l’Autre au double sens : admission du fait qu’il
existe, et souhait qu’il continue à exister. A l’inverse la guerre est négation de l’autre,
mais aussi affirmation de son identité, de sa propre persévérance dans l’être. Car
après les massacres nationalistes engendrés par la grande guerre manufacturière et
les révolutions idéologiques, après les génocides ethnocidaires ou sociaux (liquidation
de classes sociales, Koulaks ; Khmers rouges…) l’humanité fatiguée rêve
de transcender le passager, d’atteindre à la continuité, à une paix universelle dans
le temps et l’espace. C’est la paix céleste pour les croyants, la paix avenir pour des
millénaires, la paix perpétuelle pour les utopistes, la paix planétaire dans un monde
fini pour les humanistes post- modernes.
...................................à suivre
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Jean Paul CHARNAY
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