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Académie de Géopolitique de Paris Est déclarée auprès du rectorat de Paris, Établissement privé d’enseignement supérieur, régi par Ecole Supérieure de Géopolitique de Paris Institut
International d’Etudes Stratégiques |
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Deuxième semestre 2010 |
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Le
Conseil d’Administration: Géostratégiques CONSEIL SCIENTIFIQUE :
Jean-Paul BLED
Recteur Gérard-François DUMONT
le Général (cr) Henri PARIS,
COMITÉ DE RÉDACTION :
Christophe RÉVEILLARD
Roger TEBIB
Mohamed TROUDI Abdelhamid BESSAA RELATIONS
Internationales :
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Géostratégiques N° 27
EDITORIAL
: Dangerosités afghanes Dans les années 1960, l’Afghanistan faisait rêver d’autant plus les jeunes Européens que leurs parents qui venaient d’accéder à la société de consommation pouvaient leur offrir une voiture résistante leur permettant de réaliser le voyage le plus à la mode de l’époque : Paris-Kaboul en vingt et un jours. C’est une fois Ankara dépassée que les problèmes commençaient. Pistes en tôle ondulée, gués à franchir, crevaisons multiples et, plus encore, essence de mauvaise qualité qui manquait souvent dans des stations-service espacées le plus souvent de plusieurs centaines de kilomètres. Paris-Kaboul était devenu ainsi, peu à peu, un périple à la mode, « branché », comme disent les jeunes d’aujourd’hui, et qui permettait de se procurer les délicieux frissons de l’aventure. De fait, à l’exception de ceux qui ne voyaient en Kaboul qu’un tremplin pour aller chercher à Katmandou les ivresses de la drogue, l’Afghanistan apparaissait comme un pays d’autant plus merveilleux qu’il était beau, fascinant par sa rudesse et particulièrement accueillant, d’autant que tous les Afghans sans exception, qu’ils fussent riches ou pauvres, avaient un sens de l’hospitalité qui est celui des populations
vivant dans l’équilibre instable mais relativement confortable « homme-nature ». ...................à suivre |
Pr. Jacques BARRAT |
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| L’Afghanistan : une situation sans issue
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| Quelques originalités géopolitiques de l’Afghanistan
Situé entre 29°21’ et 38°30’ de latitude nord et 60°30’ et 75° de longitude
est, l’Afghanistan a une superficie de 652 000 km2. Il est bordé au nord par le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et la Chine, à l’ouest par l’Iran, au sud et à l’est par le Pakistan. Extrémité orientale du plateau iranien, c’est un pays de montagnes dans sa plus grande partie, puisque seules les régions qui jouxtent l’Amou Daria acceptent des altitudes inférieures à 300 mètres. Les chaînes centrales de l’Hindou-Kouch, derniers contreforts de l’Himalaya, constituent un appareil montagneux qui s’étend sur une longueur de 600 kilomètres du nord-est au sud-ouest. Il divise le pays en Afghanistan septentrional et Afghanistan méridional, formés . ................................à suivre |
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| Afghanistan, un couloir stratégique
L’Afghanistan est un pays à peu près dénué, pour l’instant, de ressources énergétiques et dont la consommation atteint à peine un demi million de tep (tonne équivalent pétrole) annuellement, la consommation d’électricité par habitant étant de 17 kwh/an ! C’est assez dire que les problèmes d’ordre énergétique sont très rapidement analysés. Toutefois, le ministre des Mines a annoncé dès 2008 que d’importantes découvertes d’hydrocarbures avaient été faites à Katawaz dans la province de Pakika dans le Sud-Est du pays et qu’il existerait d’autres possibilités pétrolières ou gazières dans d’autres provinces. Le président Hamid Karzaï a confirmé le 3 février dernier que des ressources pétrolières gazières et minières considérables existaient dans le pays. Cette information résulterait des recherches et études menées depuis 2005 par les Américains à la suite d’un accord avec le US Geological Service et le US Naval Research Laboratory. Aucune confirmation à ce jour n’a cependant été donnée de l’existence de gisements d’hydrocarbures mais, en revanche, le fait est que l’Afghanistan
contient une grande quantité de minerais d’importance stratégique. ............................................................................. à suivre |
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| Échec soviétique en Afghanistan En décembre 1979, l’armée soviétique envahit l’Afghanistan. Elle évacue le pays dix ans après. Ce n’était certes pas la première fois, depuis 1945, que les Soviétiques intervenaient militairement hors de leurs frontières : en font foi les interventions en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968. Cependant, l’intervention soviétique en Afghanistan marque une rupture, en ce sens que c’est la première fois que l’armée soviétique intervient hors des frontières du pacte de Varsovie, délimitant strictement la communauté socialiste de type soviétique. Ce sera d’ailleurs aussi la dernière fois. L’événement est d’une importance capitale, ne serait-ce qu’en vertu de ces considérations. Il l’est tout autant en raison des conséquences qui contribuent fortement, peut-être d’une façon cardinale, à la chute du pacte de Varsovie et de l’URSS. |
Général (cr) Henri PARIS
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| Afghanistan : une géopolitique des populations « séculière » et « régulière » .. ............................. .à suivre |
Recteur Gérard-François Dumont
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| Afghanistan: An Ever Widening War? The September 11, 2001 attacks on the World Trade Center and Pentagon provided
Washington a rationale to significantly boost both counter-terrorism and general
defense spending. The attacks caused at least $32.5 billion in insured damages and dwarfed all previous acts of anti-state terrorism in the United States, if not in world history, in addition to killing some 3,000 people, plus poisoning many of those exposed to the poisonous fumes. .....................à suivre |
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« Le conflit sera gagné par l’adhésion de la population, non par la destruction de l’ennemi1. » Cette redéfinition des buts de guerre en Afghanistan par le général McChrystal, commandant la force de l’OTAN, marque l’impuissance des armées occidentales
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Ce que l’on appelle, aujourd’hui, la guerre d’Afghanistan concerne et touche particulièrement un deuxième État, dont l’équilibre – ou le déséquilibre – géopolitique conditionne la paix dans cette région, voire dans le monde, sans exagération
aucune. Il s’agit bien évidemment du Pakistan. L’intrusion du Pakistan dans la stratégie américaine de la guerre en Afghanistan complique davantage la compréhension ou plutôt l’incompréhension d’une région déjà difficile en raison de ses enchevêtrements et des liens étroits qui existent entre les combattants talibans le long des frontières entre les deux pays. .. ................................................à suivre |
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| L’autre versant de l’Afpak La « bombe islamique » ou le tigre de papier pakistanais La coalition, engagée en Afghanistan depuis novembre 2001, déplore depuis 2005 une situation qui se détériore fortement. La guerre s’est précocement propagée vers le Pakistan (on parle de la guerre Afpak), où elle avait en fait débuté. Le Pakistan, État artificiel à majorité sunnite, fondé en 1947, possède la bombe atomique depuis 1987 environ, mais ne l’a testée officiellement qu’à l’été 1998. Le « pays des purs » posséderait actuellement entre 20 et 100 têtes
nucléaires. Cet « État failli » n’a pas signé le TNP, le TICE et le code de conduite de La Haye sur la prolifération balistique. ......................à suivre |
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| La place des partis politiques et des mouvements islamistes en Afghanistan Dès novembre 2001, une fois acquise, dans des délais particulièrement brefs, la chute politique du régime des taleban, la priorité des États-Unis en Afghanistan a été la réorganisation institutionnelle du pays. Avant la reconstruction des infrastructures, . ......................à suivre |
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| Afghanistan, la nécessité de la réflexion stratégique
Une plaisanterie anecdotique a un temps fait florès dans l’armée française : « C’est par le PowerPoint que l’armée américaine a perdu la guerre en Afghanistan. » Au-delà du caractère définitif qui reste encore à démontrer, cela signifiait bien sûr que, face à des populations et des combattants qui n’ont vraiment connu depuis des décennies qu’une succession de situations de guerre, les meilleures planifications tactiques et stratégiques risquaient bien de buter sur les réalités humaines ancrées au coeur des différents groupes sociaux afghans. ............... .........................................à suivre |
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| Les services de renseignements en Afghanistan et dans la région On peut faire, dans ce domaine, les constatations suivantes : ...................................à suivre |
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Les services de renseignements et de sécurité afghans : bref historique
L’Afghanistan d’aujourd’hui est le fruit de trois décennies de guerre, d’anarchie politique, d’absence d’État et d’ingérence étrangère. L’histoire tumultueuse
de ce pays n’a pas été sans conséquences sur le fonctionnement et l’image de ses services de renseignements et de sécurité actuels. ...................................à suivre
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Coline FERRO |
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La position et les initiatives de la République d’Ouzbékistan visant au règlement du problème afghan Les questions liées au maintien de la sécurité régionale constituent les priorités de la politique extérieure de l’Ouzbékistan. La sécurité est en effet le fondement de tout son développement. Aujourd’hui, aucun pays n’est à l’abri de l’influence des menaces et des défis globaux. Une grande inquiétude procède de l’insécurité croissante et de l’instabilité dans la région, du fait de l’accentuation des contradictions qui existent en Afghanistan, de la radicalisation de la situation et de l’activisme des groupes terroristes. ...................................à suivre
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Les relations entre la France et l’Afghanistan En moins de dix ans, entre 2001 et 2010, les relations entre la France et l’Afghanistan sont redevenues normales, et surtout substantielles et pluridimensionnelles,
après une longue période de vingt-cinq ans de rupture, correspondant à celle de l’occupation soviétique et de la guerre civile. Tout commence par la discrète visite du commandant Massoud au Parlement européen, alors que les talibans
et leurs protecteurs viennent de procéder à la destruction des fameux bouddhas
de Bamiyan. Ce qu’annonce le commandant à cette occasion à Bruxelles et Strasbourg passe inaperçu sur le moment, mais devient prophétique par la suite, avec son propre assassinat du 9 et les événements du 11 septembre 2001 : leurs prochaines actions spectaculaires probables contre les intérêts des Occidentaux. ...................................à suivre
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Entretien avec Serge Sur À propos de son dernier livre : Un monde en miettes Géostratégiques : Votre dernier ouvrage, Un monde en miettes, est essentiellement
nourri des « Ouvertures » de dossiers de la revue Questions internationales (La Documentation française), que vous dirigez depuis sa création. Pouvez-vous évoquer l’histoire des origines de cette revue et ses particularités ? ...................................à suivre
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Le vingt-troisième système sociostratégique de l’Occident PROJECTIONS INTRACONTINENTALES ...................................à suivre
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Jean-Paul CHARNAY
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PARUTION / PUBLICATION THE THREE IRANIAN ISLANDS OF THE PERSIAN GULF Focusing on the historical documents on the Persian Gulf, the Three Iranian Islands in the Persian Gulf argue that question of these three Islands must be analysed on a historical perspective. From 1907, Iran’s Central Government insisted on its sovereignty over the three Islands. When Britain announced its withdrawal from the east of Suez and the Persian Gulf region in 1971, thereby terminating its agreements and connections with the sheikhdoms of the Persian Gulf, Iran seized the opportunity to initiate talks with Britain to regain sovereignty of the three Islands after 80 years. The Persian Gulf Arab states still tend to cling to the indefensible quarrel over the three Iranian islands by inclining towards foreign powers even as far as inviting them into the region. However, they express their fear of Persian domination. As a historical fact, Iran never attempted to invade or attack any of its neighbours over the past three hundred years. Through an exploration of the dynamics of negotiation and Nation-state bulding in the Persian Gulf, this illuminating book sets out to uncover the true significance of the historical issues at stake. A book of 283 pages with 112 maps (historical cartography) Published by: INSTITUT INTERNATIONAL D’ETUDES STRATEGIQUES WITH THE COLLABORATION OF THE PERSIAN GULF STUDIES INSTITUTE ( P.G.S.I.) Prix : 30 Euros
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